Trop de porno pourrait nuire à la taille et à l’activité du cerveau…

by / 0 Comments / 273 View / 1 juin 2014

Une récente étude allemande met en lumière les effets secondaires de l’abus de pornographie sur le cerveau des accros aux sites et vidéos pornos.

Moins de matière grise et une activité cérébrale réduite, les premières conclusions des chercheurs donnent du grain à moudre aux adversaires de la pornographie…

 
 
Un nouvel effet secondaire de la pornographie : la régression intellectuelle ?
Les chercheurs de l’Institut Max Plank for Human Development à Berlin viennent de mettre en lumière un lien entre le volume du striatum droit et gauche du cerveau, la connectivité et l’activité du cortex préfrontal, dans le cadre d’une consommation élevée de pornographie, plusieurs heures par semaine.
 
Selon les auteurs de l’étude, il est possible que ce soit l’intense stimulation du centre du plaisir qui provoque des changements dans la plasticité neuronale. Prudents, ils ajoutent qu’il est encore trop tôt pour en apporter la preuve irréfutable et, que ces recherches doivent être poursuivies.
 
En effet l’étude n’a porté que sur un petit échantillon de 64 hommes, âgés de 21 à 45 ans consommant en moyenne 4 heures par semaine de vidéos pornos. Après en avoir mesuré le volume initial, l’IRM a permis aux chercheurs de voir comment leurs cerveaux réagissaient aux images pornographiques.

 
 
Homo Erectus VS Homo Sapiens ?
Les scientifiques ont alors découvert que, plus leurs cobayes regardaient des images pornos, plus la taille du striatum diminuait. Cette petite structure nerveuse double* située sous le cortex est impliquée dans la motricité (mouvement volontaire) ainsi que dans la gestion de la douleur.
 
De plus, il est également apparu que, plus la consommation de pornos est élevée, plus les connexions entre le striatum et le cortex préfrontal se détériorent. Par contre, les chercheurs notent que c’est peut-être ce phénomène qui rend la consommation de pornographie de plus en plus gratifiante…
 
L’étude conclut que : « Des individus dont le volume du striatum est plus petit pourraient avoir besoin de plus de stimulations externes pour avoir du plaisir. » Sans préciser si les malheureux sont nés avec un striatum plus petit que la moyenne ou, s’il s’est racorni par l’abus de porno…
 
Bonne nouvelle pour l’industrie web du porno et, inquiétude pour les amateurs ?
Donc, que le cerveau soit plus « petit » de naissance ou, qu’il le devienne par l’abus de recherche de stimuli sexuels vidéo, les processus décisionnels du mâle se détériorent à mesure qu’il consomme de la pornographie. Dès lors, en constante recherche de son plaisir, il ne réfléchit plus, il est addict !

 
 
La web porno invente Homo Masturbatus
Quand on sait que c’est l’expansion spectaculaire de notre cortex préfrontal (langage, raisonnement) qui marque l’évolution entre nos aïeux primates et, les fiers hominidés que nous sommes censés être devenus, que faut-il conclure devant l’impressionnante progression du nombre de site diffusant de la pornographie ?
Comme dirait le sage, il faut savoir raison garder. En toute chose, c’est l’abus qui est nocif (sous la barre des 4h/semaine, pas de soucis !) et, mieux vaut être accro au sexe réel qu’au sexe virtuel pour rester ou redevenir intelligents… Enfin, jusqu’à ce qu’une autre équipe de chercheurs nous prouve le contraire !
 
* droit et gauche, il s’enroule autour du thalamus…
Etude, publiée en ligne dans le Journal of the American Medical Association, Psychiatry.

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