Elle tue sa copine pour des selfies volés sur Facebook!

by / 0 Comments / 175 View / 25 novembre 2014

Facebook est une nouvelle fois au cœur d’un fait divers dramatique, une adolescente mexicaine aurait sauvagement tué sa meilleure amie qui avait posté des selfies dénudés sans son autorisation. Une vie perdue, une vie gâchée, un lourd tribut au culte de l’image…

Selfies coquins, selfies fatals
C’est l’histoire somme toute banale de deux ravissantes jeunes filles de 16 ans, deux « presque sœurs » qui se fâchent, jusqu’au moment où l’amour fraternel fait place à la haine. En octobre 2012 Anel Baez proclame sur son compte Facebook ce qu’elle éprouve pour Erandy Gutierrez : « (…) merci pour ces moments de folie et de rire que tu provoques et aussi pour le désir de faire des choses folles avec toi, (…) C’est pourquoi je t’aime tellement ». Elle est alors loin de se douter jusqu’où ces « choses folles » vont les mener toutes les deux…
Environ un an plus tard, alors qu’elles se sont fâchées, Anel aurait posté sur Facebook et sans son autorisation, des selfies coquins que son ex-amie s’était amusée à faire alors qu’elles étaient toutes deux en classe de seconde et encore amies.
Selon les autorités mexicaines, Anel prise de remords après ce post aurait invité son amie chez elle à Guamúchil afin de s’excuser et, dans l’espoir d’une réconciliation, l’entrevue lui a été fatale. Erandy l’aurait poignardée à plus de 60 reprises pour se venger de l’outrage enduré suite à la parution des clichés sur son mur Facebook.
Erandy est arrêtée quelques jours plus tard alors qu’elle assiste aux funérailles de son ex-meilleure amie, elle avoue alors que son geste est une vengeance pour l’humiliation subie.

 
Facebook et Twitter sont de toutes les confidences
Il s’écoule un certain temps après la parution des selfies sur Facebook avant qu’Erandy poste des tweets menaçants son ex-amie : « Je vais t’enterrer avant de passer cette année » ou encore : « on dirait que je suis très calme mais, dans ma tête je t’ai tuée au moins trois fois »…
Le 19 mars dernier, jour de l’assassinat, Erandy tweete encore : « Dans le monde il y a 7 millions de personnes et moi-même je les aime comme 3 » et, juste après le crime : «Je suis un trou du cul » (sic) et « OMG* je l’ai fait » (sic).
Ensuite elle poste sur son compte Facebook ses sentiments sur la mort de son amie, l’estimant elle aussi coupable de l’avoir « assassinée » en l’humiliant…

 
Facebook reflet de nos vies, reflet de nos passions
Aujourd’hui la jeune fille en tant que mineure encours 7 ans de prison si elle est reconnue coupable. Toutefois, Marco Antonio Higuera Gomez, procureur de l’Etat de Sinaloa, note qu’il reste de nombreuses zones d’ombre dans cette affaire, notamment celle soulevée par la famille de la victime qui demande dans quelles circonstances Anel a obtenu les selfies de son amie…
Depuis le drame, le collège des jeunes filles a organisé des conférences visant à prévenir des tragédies similaires, le 21 mars, le compte Twitter d’Erandy a été supprimé… Certains en profitent pour accabler Facebook et les autres réseaux sociaux estimant qu’ils favorisent l’éclosion de la violence, lorsqu’il faudrait peut-être commencer à s’interroger sur la puissance du culte de l’image dont The Social Network n’est finalement que le support…
A 16 ans on n’anticipe pas toujours les conséquences du mal qu’on peut faire, c’est peut-être aux adultes de se souvenir qu’il en va de Facebook comme d’autres choses : donneriez-vous une voiture à votre enfant sans lui enseigner le code ni la conduite ? Sans parler des valeurs d’un monde qui entretient la confusion entre le reflet et la réalité, entre l’image et l’être…

*OMG : «Ho my God »
Sources : New York Daily News et Notus Noticias du 26 mars 2014.

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