Étude sur les exhibitionnistes et les voyeuristes by Cam4

by / 0 Comments / 329 View / 25 novembre 2014

Le sexe virtuel a de beaux jours devant lui, surtout depuis que les webcams et la technologie cam2cam ont envahi tous nos foyers. Particulièrement concerné par le phénomène, le site CAM4 a mandaté l’IFOP pour une étude sur nos petits « travers » exhibitionnistes et voyeuristes…

Hors connexion :

Même sans internet et les webcams, les français (et surement pas mal d’autres !) aiment bien le jeu de la bête à deux dos en plein air, ils sont plus de 3 sur 4 (76%) ayant déjà goûté aux joies du batifolage extérieur, y compris dans des lieux publics. Par contre, seul 1.5% d’entre eux l’ont fait dans le but de s’exhiber volontairement, c’est-à-dire d’avoir un public…

Le goût de l’exhibition
Parmi ceux ayant déjà pratiqué des jeux sexuels dans des lieux publics, 5% sont certains d’avoir été surpris, 11% pensent que oui sans en être sûrs et, parmi ceux qui se sont fait surprendre 12% l’ont fait volontairement. Plus surprenant, ils ne seraient que 28% à être excité par l’idée de se faire surprendre, comme quoi la pudeur l’emporte encore sur le piquant…

Pour info, leurs ébats sexuels ont été surpris : en voiture 38%, à la plage 29%, dans les champs et les bois 27% et seulement à hauteur de 10% dans une piscine ou un jacuzzi, ou encore 9% au ciné.

Le plaisir de voir…
Parmi les sondés, 54% disent avoir déjà surpris des gens faisant l’amour dans la nature ou des lieux publics et, ils ne sont que 3% à admettre qu’ils se sont déjà livrés à une expérience voyeuriste en recherchant la situation. C’est bien peu si l’on songe au rapport voyeur/m2 de la plage de la Baie des Cochon par exemple…
L’idée de surprendre un couple en plein action excite 31% des répondants qui se répartissent en 48% d’hommes et 17% de femmes… pour les 35% restant, on ne sait à quel sexe ils appartiennent ! Par contre, 5% ont avoué avoir volontairement surpris le couple…

Au final, la proportion de véritables voyeuristes et d’exhibitionnistes – c’est-à-dire de personnes agissant hors consentement des acteurs ou spectateurs – reste très faible puisqu’elle n’est respectivement que de 3% et 1.5% de la population concernée.

Le sexe 2.0
Là, les termes de voyeurisme et d’exhibitionnisme sont abusifs car nul ne vous oblige à regarder ou à dévoiler votre intimité sexuelle. Reste que le sexe « virtuel » est bien entré dans nos mœurs et nourrit nos fantasmes comme il pimente nos amours.

56% des sondés ont vu des films X, 29% ont déjà reçu des photos ou vidéos de nus, 20% ont demandé à quelqu’un de leur envoyer un selfie coquin et, si 43% espèrent bien en recevoir, ils ne sont que 34% qui oseraient le demander…
Pour ce qui est de se montrer, ils sont 19% ayant déjà posté des selfies dénudés et également 19% à qui on l’a demandé. Seuls 10% se sont amusés à filmer leurs ébats, par contre, ils sont 29% qui estiment pouvoir le faire…
Virtuel et interactif : l’âge du sexting et du sextape**

Se tirlipoter le schmilblick en cœur par écran interposé, 8% l’on déjà fait et 14% pourraient le faire. Si cela reste inenvisageable pour 78% des sondés, le chiffre est en évolution puisqu’il était de 83% en 2009…
En détail, s’ils ne sont que 10% ayant fait un live show sexuel devant leur webcam, ils sont 22% à l’avoir visionné et 18% l’ont fait en tchattant. 13% ont déjà utilisé le téléphone pour des jeux sexuels interactifs et 38% pourraient le faire…

Finalement, jeunes ou moins jeunes, il faut voir dans le développement du sexe virtuel un moyen de satisfaire la pulsion sexuelle et, de renforcer les liens affectifs du couple en enrichissant et en pimentant la vie érotique. Comme un bon moyen de lutter contre la routine et la monotonie, le sexe virtuel n’est finalement qu’un nouveau sextoy…

Site:http://fr.cam4.fr/

* Etude IFOP Cam4 réalisée au printemps 2013, sur un échantillon représentatif d’environ 1200 personnes
** sexting : échange de photos & vidéos à caractère sexuel ; sextape : vidéo X amateur à diffusion privée

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